a 005Appelé familièrement le « cébébédé», le Centre belge de la bande dessinée à Bruxelles est un véritable lieu de perdition pour tous les passionnés du 9e art : plus de 200 000 visiteurs par an.

Inauguré en octobre 1989 et situé dans les anciens magasins Waucquez réalisé dans un style Art Nouveau par Horta en 1905, le CBBD résume sur plus de 4 000 m² toute l’histoire de la BD. La visite commence à l’entresol où le public peut découvrir une petite exposition qui explique la création d’une bande dessinée : quelles sont les différences entre le scénariste, le dessinateur et le coloriste ? A quelle étape de la création interviennent-ils ? Comment faire du marchandising pour un héros de BD ? Quel rôle ont joué la photo, l’informatique, l’estampe, dans la création des dessinateurs ? Très bien conçue, cette entrée en matière vous explique de manière très didactique et en BD, l’envers du décor. Le parcours se poursuit à l’entresol consacré tout d’abord à l’histoire du lieu, contée une nouvelle fois en BD, puis le visiteur peut découvrir environ 200 planches sur les 6 000 conservées. Au 1er étage, le parcours se veut plus libre. Le visiteur peut y découvrir selon ses goûts les plus grands héros du 9e art ainsi que plusieurs focus sur des scénaristes et dessinateurs belges : Jijé, le père de Spirou et auteur du polémique Blondin et Cirage, Jacobs, créateur de Blake et Mortimer, l’incontournable Hergé,  Franquin, Morris, Vandersteen, et bien-sûr Peyo et ses petits êtres bleus...

C’est dans une scénographie de carton-pâte que le visiteur évolue : bribes de décors, objets, planches originales… Le CBBD est riche en clin d’œil et en humour pour petits et grands : outre la marche brisée de l'escalier comme à Moulinsart, le public peut franchir les portes du saloon de Lucky Luke, remarquer la porte entrouverte du bureau de Gaston, remplacer l’ancêtre du capitaine Haddock dans Le secret de la Licorne en passant sa tête à travers le portrait de famille comme on le ferait à Disney. Outre ces espaces familiaux, le 2e étage est consacré aux expositions temporaires à la scénographie plus « sérieuse » et « muséale » : découvertes garanties, il est utile de vous y attarder.

Quel dommage que cette scénographie de carton-pâte et familiale fasse oublier à certains visiteurs qu’il ne faut pas « racler » les cimaises et accrocher avec son sac à dos les œuvres encadrées… Quelque soit le type de musée, le choix de la présentation ou de la médiation, tout n’est pas permis !

A ne pas manquer surtout la boutique et la bibliothèque au rez-de-chaussée, souvent considérée comme la plus fournie au monde puisqu’elle recèle environ 70 000 titre en une quinzaine de langues.

N’oubliez pas de poursuivre la visite en sillonnant la capitale pour y découvrir les « façades BD » dont de nouvelles créations chaque année grâce à la collaboration entre les artistes et le CBBD. La liste est régulièrement remise à jour sur www.brusselsbdtour.com

Autre bon plan, côté pratique : la cafétéria du CBBD pour une immersion totale entre Art Nouveau et 9e art.

Pour aller plus loin :

www.cbbd.be/fr/accueil

A découvrir aussi dans la même thématique à Bruxelles : La maison de la bande dessinée, www.jije.org

 

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